Il arrive à certaines personnes de ressentir un désir sexuel réel, une envie sincère de partager l’intimité, tout en éprouvant une peur intense à l’idée de la pénétration.
Ce paradoxe est souvent difficile à vivre et encore plus difficile à expliquer.
La peur peut surgir même lorsque le partenaire est rassurant, respectueux et aimé. Elle ne remet donc pas en cause la relation, ni le désir, ni la volonté de vivre une sexualité épanouie.
Désir et sécurité corporelle sont deux choses différentes
Le désir sexuel correspond à l’envie, à l’élan vers l’autre, à l’attirance.
La capacité du corps à accepter la pénétration dépend, elle, du sentiment de sécurité intérieure.
Il est possible d’avoir très envie et, en même temps, un corps qui ne se sent pas suffisamment en sécurité pour se relâcher. Ce décalage n’est ni illogique ni rare.
Quand la peur n’est pas consciente
Dans de nombreux cas, la peur de la pénétration n’est pas liée à une pensée claire ou à un souvenir précis.
Elle peut être diffuse, corporelle, difficile à formuler.
Le corps peut avoir associé la pénétration à :
- une douleur passée
- une appréhension ancienne
- une expérience vécue comme intrusive
- une pression ressentie
Même si ces éléments ne sont plus présents consciemment, le corps peut continuer à réagir par protection.
Le rôle de l’anticipation
Plus la personne anticipe la pénétration, plus elle peut surveiller ses sensations.
Cette hypervigilance maintient le corps en tension et empêche le relâchement nécessaire.
La peur n’est alors pas un refus, mais une tentative de se protéger d’un risque perçu.
Ce mécanisme est souvent lié à
À retenir
- Avoir peur de la pénétration malgré le désir est fréquent
- Le désir et la sécurité corporelle ne sont pas identiques
- La peur peut être inconsciente et automatique
- Le corps cherche à se protéger, pas à s’opposer au plaisir

