Avoir du mal à lâcher prise pendant le sexe est une expérience fréquente, mais rarement exprimée.
Certaines personnes décrivent une présence constante du mental, une difficulté à se laisser aller, comme si une partie d’elles restait toujours en observation.
Cette difficulté ne signifie ni un manque de désir, ni un désintérêt pour la sexualité. Elle traduit souvent un état intérieur de vigilance.
Le lâcher-prise ne se décide pas
Lâcher prise n’est pas une action volontaire.
On ne peut pas se dire « maintenant je lâche prise » et y parvenir par la volonté.
Le relâchement dépend du système nerveux et du sentiment de sécurité intérieure. Tant que le corps perçoit une forme de pression, même subtile, il reste mobilisé.
Quand le mental reste aux commandes
Certaines personnes restent attentives à :
- leurs réactions
- leurs sensations
- l’effet qu’elles produisent
- le déroulement du rapport
Ce fonctionnement est souvent lié à une grande sensibilité, une conscience de soi élevée ou une peur de mal faire.
Mais cette observation constante empêche l’abandon nécessaire au plaisir profond.
Le rôle de la peur de perdre le contrôle
Lâcher prise implique une perte de contrôle partielle.
Pour certaines personnes, cette perte peut être ressentie comme risquée, voire menaçante, même inconsciemment.
Le corps préfère alors maintenir une forme de retenue, plutôt que de se laisser traverser par l’intensité.
Ce mécanisme est également abordé dans 👉 Pourquoi je bloque au moment de l’orgasme
À retenir
- Le lâcher-prise ne dépend pas de la volonté
- Le mental actif empêche l’abandon corporel
- La vigilance est souvent une tentative de protection
- Le corps a besoin de sécurité pour se relâcher

