Le vaginisme, ce n’est pas “ne pas vouloir”.
C’est vouloir… mais sentir son corps se fermer tout seul.
La pénétration devient difficile, douloureuse ou impossible non pas parce que tu refuses, mais parce que ton corps se met en protection sans te demander ton avis.
Pour beaucoup de femmes, cette réaction est déroutante : le désir est là, l’amour est là, l’envie est là… mais le corps dit non. D’ailleurs, dans la majorité des cas, le vaginisme
est une réponse automatique du système nerveux face à une peur, une anticipation, une mémoire ou une insécurité intérieure.
Le vaginisme se manifeste par une contraction involontaire des muscles du périnée, rendant la pénétration difficile, douloureuse ou impossible.
Pour de nombreuses femmes, cette réaction est incomprise, source de culpabilité ou de découragement, surtout lorsque le désir est présent.
L’hypnose propose une approche douce pour explorer ces mécanismes lorsqu’ils sont d’origine psychologique.
Vaginisme : quand le corps se met en protection
Le vaginisme peut être primaire (présent dès les premiers rapports) ou secondaire (apparu après une expérience, une douleur, un choc ou une période de stress).
Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’un défaut, mais d’un langage du corps qui cherche à se protéger.
Le vaginisme n’est pas une “résistance”, mais une réponse de protection du système nerveux.
Lorsque la situation intime est perçue comme stressante, menaçante ou trop chargée émotionnellement, le corps peut se contracter pour se défendre.
Cette réaction est involontaire et échappe au contrôle conscient.

D’où ça vient vraiment ?
Quand le vaginisme s’installe
Le vaginisme peut apparaître :
- après une première douleur pendant un rapport sexuel ou un rapport difficile
- après une expérience sexuelle vécue comme trop rapide, trop brusque ou trop floue
- dans un contexte de pression (“il faut que j’y arrive”)
- après un choc émotionnel, une peur, une intrusion, même ancienne
- parfois sans souvenir clair, juste avec un corps qui a appris à se protéger
🔑 Le corps ne fait pas ça “contre toi”. Il fait ça pour toi, à sa manière : il anticipe un danger, même s’il n’est plus réel aujourd’hui.
Contraction involontaire et anticipation
Souvent, la contraction apparaît avant même toute tentative de pénétration.
L’anticipation de la douleur, de l’inconfort ou de l’échec suffit parfois à déclencher une mise en tension immédiate du corps.
Plus l’anticipation est forte, plus la réaction peut s’intensifier. Tu peux lire : Pourquoi j’ai peur de la pénétration même quand j’ai envie ? sur Blue Hypnose.
Désir présent, corps bloqué
Il est très fréquent que le désir, l’amour, l’attirance ou l’envie de relation soient bien présents, malgré le vaginisme.
Tu peux avoir envie. Aimer ton ou ta partenaire. Désirer la proximité, la peau, les baisers, parfois même la pénétration… et pourtant, ton corps se ferme.
Ce décalage est souvent l’un des aspects les plus douloureux du vaginisme. Parce qu’il donne l’impression que le corps “trahit” l’envie, que quelque chose ne suit pas, sans qu’on comprenne pourquoi.
Mais ce n’est pas un refus de l’intimité. Ce n’est pas un manque de désir. Ce n’est pas une absence d’amour.
C’est un conflit intérieur entre deux élans : celui qui veut aller vers l’autre, et celui qui veut se protéger.
Ton esprit dit “oui”, ton corps dit “attends”.
Et ce “attends” n’est pas contre toi.
Il est la voix d’une partie de toi qui cherche encore de la sécurité, du temps, de la douceur, avant de pouvoir s’ouvrir sans peur.

Peur, douleur et système nerveux
Le vaginisme est étroitement lié au fonctionnement du système nerveux.
Lorsqu’il est en état d’alerte, le corps privilégie la protection plutôt que l’ouverture ou le relâchement.
Pourquoi la contraction n’est pas volontaire
Même quand tu veux te détendre, même quand tu te dis “ça va aller”, la contraction peut rester.
Parce que le système nerveux ne se base pas sur la logique, mais sur la mémoire émotionnelle.
Il réagit plus vite que la pensée.
Il protège avant même que tu aies le temps de choisir.
Ce n’est pas un problème de volonté.
C’est un problème de sécurité intérieure.

Le rôle de la sécurité intérieure
Pour que le corps puisse se relâcher, il ne suffit pas de “vouloir”. Il a besoin de se sentir en sécurité, vraiment.
La détente intime ne naît pas d’un effort, elle naît d’un climat intérieur : un espace où le corps n’a plus besoin de se défendre.
Quand cette sécurité est fragile, le corps reste en vigilance. Il observe. Il anticipe. Il se prépare à se protéger.
Cette sécurité peut être fragilisée par beaucoup de choses, parfois très anciennes :
- une pression intérieure (“il faut y arriver”, “je devrais pouvoir”)
- une pression extérieure (regards, attentes, injonctions)
- des expériences passées qui ont laissé une trace de peur ou de douleur
- des tentatives douloureuses ou forcées
- des discours négatifs sur le corps ou la sexualité
- une peur installée autour de la pénétration
Même si ces éléments ne sont plus présents aujourd’hui, le corps peut continuer à réagir comme s’ils l’étaient encore. Il ne vit pas dans le raisonnement. Il vit dans la mémoire des sensations.
Et tant qu’il ne sent pas clairement :
“je suis en sécurité ici, maintenant”,
il choisira toujours la protection plutôt que l’ouverture.

Désir, couple et incompréhension
Quand le vaginisme crée un malentendu dans le couple
Le vaginisme peut créer beaucoup de confusion :
- pour toi, qui peux te sentir “cassée”, fautive ou en retard
- pour ton/ta partenaire, qui peut se sentir rejeté-e ou impuissant-e
Mais le vaginisme ne parle pas d’amour, ni de désir pour l’autre.
Il parle de sécurité dans ton propre corps.
On peut aimer profondément, désirer sincèrement… et avoir un corps qui ne se sent pas prêt à s’ouvrir.
Pourtant, explorer la sexualité autrement peut permettre de reprendre confiance, aller vers une sexualité joueuse et d’accéder à un plaisir autrement : avec l’orgasme énergétique (HFO) par exemple.
Vaginisme et éducation sexuelle : ce que les filles apprennent de leur corps
Beaucoup de femmes ont grandi avec une éducation sexuelle marquée par les tabous, la peur ou le silence.
On a souvent transmis des messages comme :
- “Fais attention, ça fait mal la première fois”
- “Le sexe, c’est dangereux”
- “Ton corps est fragile”
- “Les garçons veulent, les filles doivent se protéger”
Sans le vouloir, ces discours installent une idée très forte : le sexe serait un risque, le pénis serait une menace, la pénétration quelque chose à subir ou à craindre.
Même quand on devient adulte, même quand on choisit librement, le corps, lui, garde parfois cette mémoire.
Le vaginisme peut alors être compris comme la trace d’une éducation où le corps féminin a appris à se méfier, à se refermer, à se protéger avant même d’avoir expérimenté.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une adaptation à ce qu’on t’a appris du danger, du désir et de ton propre corps.
Et parfois, le travail n’est pas seulement de détendre des muscles, mais de réapprendre intérieurement que ton corps n’est pas fragile, qu’il est vivant, capable, désireux… et qu’il a le droit de s’ouvrir quand il se sent enfin en sécurité.
D’ailleurs, la 1ère séance du programme de Blue Hypnose Vaginisme va te permettre de, je cite, « libérer les croyances limitantes et les blessures émotionnelles liées au vaginisme. Cette relaxation profonde te guidera vers une réconciliation douce avec ton corps et ton corps sensuel (qui ressent).«
L’hypnose face au vaginisme d’origine psychologique
L’hypnose agit sur les mécanismes inconscients liés à la peur, à l’anticipation et à la protection.
Elle ne cherche pas à forcer le relâchement, mais à créer progressivement un climat intérieur plus sécurisant.
Apaiser la peur plutôt que forcer l’ouverture
Chercher à “passer au-dessus” du vaginisme peut renforcer la réaction de protection.
L’hypnose propose au contraire d’écouter ces signaux, afin de réduire progressivement leur intensité.
Retrouver une relation plus douce au corps
L’hypnose peut aider certaines personnes à se reconnecter à leur corps, à leur respiration et à leurs sensations, sans exigence ni objectif immédiat de pénétration.
Ce rapport plus doux au corps constitue souvent une étape essentielle.
👉 Découvrir Blue-Hypnose pour des séances et des programmes d’hypnose en ligne
Hypnose en ligne et accompagnement du vaginisme
L’hypnose peut être pratiquée à distance, notamment sous forme de séances audio guidées.
Ce format est souvent apprécié pour le vaginisme, car il permet un travail intime, progressif et respectueux du rythme personnel.
Avancer à son rythme, sans pression
Le travail à distance offre un cadre personnel, sans regard extérieur ni injonction à réussir.
Il permet d’explorer les sensations et les réactions corporelles en toute sécurité.
Choisir un programme d’hypnose en ligne
Certaines personnes choisissent d’approfondir cette démarche à travers des programmes d’hypnose en ligne, lorsqu’elles souhaitent apaiser la peur, la contraction et la relation à la pénétration de manière autonome et progressive.
Une approche non médicale et complémentaire
L’hypnose ne remplace pas un suivi médical, sexologique ou hormonal.
En cas de douleurs, de troubles persistants ou de questionnement médical, il est essentiel de consulter un professionnel de santé.
Cette approche s’adresse principalement aux personnes dont le vaginisme semble lié à des facteurs psychologiques, émotionnels ou relationnels, après vérification médicale.
À retenir
- Le vaginisme est une réaction de protection du corps, pas un refus volontaire.
- La contraction est involontaire et liée au système nerveux.
- Le désir peut être présent malgré le blocage corporel.
- La peur, l’anticipation, l’anxiété de performance sexuelle et la pression peuvent entretenir le vaginisme.
- Comprendre ces mécanismes permet souvent de réduire la culpabilité et la lutte.
- L’hypnose propose une approche possible pour apaiser ces réactions lorsqu’elles sont d’origine psychologique.
Articles pour en savoir plus
Le vaginisme peut s’exprimer de différentes manières selon les personnes et les situations. Pour mieux comprendre ces mécanismes et leurs manifestations concrètes, vous pouvez consulter les articles suivants :
- Je me crispe dès qu’il y a pénétration : pourquoi ?
- Vaginisme : comment comprendre ce qui se passe dans mon corps ?
- Vaginisme : pourquoi mon corps se bloque sans que je le veuille
- Désir présent mais douleur à la pénétration : comment comprendre
- L’hypnose érotique pour apaiser le vaginisme
- Pourquoi j’ai peur de la pénétration même quand j’en ai envie
- Contraction involontaire : quand le corps dit non à ma place
- Douleur, stress et sexualité : quand le corps se protège
- Pourquoi je n’arrive pas à me détendre pendant l’intimité
FAQ
❓ Le vaginisme est-il volontaire ?
Non.
Le vaginisme est une réaction involontaire du corps. Il ne s’agit ni d’un refus conscient ni d’un manque de volonté.
❓ Peut-on avoir du désir et du vaginisme ?
Oui.
Le désir peut être présent, même lorsque le corps se contracte. Le vaginisme ne remet pas en cause l’envie ou l’amour.
❓ Le stress peut-il provoquer ou aggraver le vaginisme ?
Oui.
Le stress et l’anticipation activent le système nerveux en mode protection, ce qui peut renforcer les contractions involontaires.
❓ L’hypnose cherche-t-elle à forcer la pénétration ?
Non.
L’hypnose ne vise pas la pénétration. Elle agit sur la sécurité intérieure et le relâchement progressif du corps.
❓ L’hypnose remplace-t-elle un suivi médical ?
Non.
L’hypnose est une approche complémentaire et ne remplace pas un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.




